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Réorganisation du réseau de bus dans la période de « l’après-tram »

Maître d'œuvre
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La Communauté Urbaine du Grand Dijon mène une politique volontariste de renforcement du réseau de transport en commun. Après deux premières lignes de tramway inaugurées en 2009-2010, le projet « Prioribus » de renforcement du réseau structurant de bus a été adopté en 2013 dans le cadre de l’appel à projet « Grenelle ».

L’idée-clé du projet est d’améliorer et de fiabiliser les vitesses commerciales des lignes fortes du réseau en déployant principalement des dispositifs de priorité aux carrefours à feux. Les gains de vitesse commerciale doivent générer des réductions sensibles de charges d’exploitation (ou plutôt compenser l’inflation de celles-ci !) via des durées de courses réduites, des véhicules désengagés mais aussi davantage de recettes induites par un réseau plus attractif.

Prioribus s’accompagne également d’interventions ponctuelles visant à améliorer la qualité de l’espace public et la prise en compte des modes doux : réaménagement de certaines places emblématiques comme la place du 30 octobre, prise en compte des vélos dans les couloirs bus ou en site propre dédié (boulevards), mise en accessibilité intégrale des arrêts de bus.

Nous avons déployé dans le cadre de la mission un outil SIG permettant d’évaluer précisément l’impact des interventions sur les charges d’exploitation. Nous avons ainsi codé la vitesse commerciale par tronçon à trois moments de la journée (HP, HC, moyenne jour). Le modèle a été établi à partir des données exploitants (fiches horaires) et en intégrant les données d’une enquête embarquée. Le calage a consisté à s’assurer que le modèle permettait de retrouver fidèlement les charges d’exploitation actuelles. Cet outil a ensuite été utilisé pour tester de manière souple et rapide différents scénarios (évolution des tracés, de la fréquence, interventions sur l’espace public).

En définitive, le scénario de référence a permis d’estimer une économie de 3,6MEuros/an de la contribution transport par rapport à la situation « fil de l’eau » à la date d’inauguration 2018. Comme anticipé, cette économie couvre une part non négligeable du budget d’investissement estimé à 48MEuros et prouve qu’une modernisation du réseau peut être un investissement judicieux.